Extraits de ma lettre ouverte aux adolescents

Chaque semaine je vous livre  un chapitre de ma lettre ouverte aux adolescents qui ont entre 11 et 16 ans en 2020.

Cette semaine voici l'introduction: 

 

Une petite voix au fond de moi, me dit : fais comme si est advenu ce moment où tout peut être dit en grande confiance.

Puis :

Je pense à la liberté.

Vivre avec les autres, tout en restant soi-même !! Vaste sujet, comme la paix et l’harmonie au fond de soi et au milieu des autres.

Les poètes, parmi les plus célèbres, Baudelaire ou Rimbaud ont peut-être accédé à des paradis lointains, certes passionnants, mais l’équilibre n’est-il pas un meilleur objectif ? Il est une meilleure poésie à mes yeux : faire de sa vie une ode à l’équilibre. C’est l’objet de ce livre.

Et viser ce qui peut vous rapprocher des autres, y a-t-il plus inspirant ?

Etant à l’aube de mes 60 ans, si je partage quelques bribes de ma vie, ce sera pour illustrer les ajustements et la flexibilité passés ou présents qui m’ont rendu vivant de par le passé, et me rendent vivant aujourd’hui.

 

 

 

 

 

 

 

Introduction :

Comme je suis praticien en psychothérapie, aujourd’hui, je voudrais évoquer tout de suite le cas d’une patiente qui faisait des bouffées délirantes et diagnostiquée psychotique. Elle est venue me voir, elle faisait ces bouffées depuis qu’elle s’était sentie rejetée par sa famille d’origine, de manière totalement incompréhensible, sans raison objectivable d’aucune sorte, il y avait plus de 40 ans déjà.

Après quelques séances, elle s’était sentie comprise. Elle a alors vu sa vie évoluer, soulagée qu’elle fût d’avoir la sensation d’être comprise. Ainsi, presque tous les problèmes de vie, peuvent certainement être vus sous le parfum d’un cri d’incompréhension avec les autres. C’est comme si la balle de la communication entre les êtres pouvait soit disparaitre, soit être lancée imprudemment, ou avec agressivité, ou au contraire avec empathie et douceur. Reflet, soit, d’une symbiose enfermante avec sa famille, comme c’était le cas ici, ou reflet de symbioses saines (l’amour l’amitié, etc.). Symbiose dans le sens d’ «association intime, communauté de vue, de sentiment, d’émotion, soit durable, ou ponctuelle, entendue, ou forcée, entre deux personnes». C’est au cours des symbioses de nos vies que nous prenons une nourriture essentielle : la joie d’être reconnu, et au passage comme d’être en vie. Sans reconnaissance, sans stimulation, sans symbiose, pas de vie, ou quasiment.

(Ce livre n’est pas le lieu pour évoquer des cas évoqués brièvement ici, cependant ils illustrent quelques idées).